Grève des transports au senegal : l’IMPACT SUR LE TRANSPORT ENTRE DAKAR ET BAMAKO

un corridor stratégique sous pression

Depuis le 30 mars 2026, une grève d’ampleur nationale paralyse le secteur des transports routiers au Sénégal, avec un mot d’ordre initial de 72 heures reconduit en grève illimitée avant un accord de sortie de crise annoncé autour du 10 avril.

Cette mobilisation intervient alors que le corridor Dakar–Bamako sort à peine d’une série de chocs (sanctions CEDEAO, insécurité au Mali, blocage de conteneurs au Port autonome de Dakar), rendant le système logistique particulièrement fragile.

Pour le transport de marchandises – en particulier le transit conteneurisé Dakar–Bamako – cette grève est un révélateur : elle montre à quel point un conflit social interne au Sénégal peut avoir des conséquences directes sur l’approvisionnement d’un pays enclavé comme le Mali

Grève 2026 : d’un préavis à un blocage national

Dès fin mars, les syndicats de transporteurs annoncent une paralysie de 72 heures à partir du lundi 30 mars 2026, dénonçant le « harcèlement » et la « corruption » sur les routes, ainsi que le non‑respect d’accords sur la réduction des points de contrôle. Faute d’accord satisfaisant, le mouvement est prolongé et transformé en grève illimitée, malgré plusieurs sessions de négociation avec le ministère des Transports.

Les autorités rappellent qu’un consensus aurait été trouvé sur six points importants (contrôle technique mobile, simplification des contrôles Afrique Pesage, délais supplémentaires pour la mise en conformité, extension de la sécurité sociale aux travailleurs du transport), mais les syndicats estiment que les engagements ne sont pas suffisamment concrets. Résultat : durant plusieurs jours, le pays se retrouve quasiment à l’arrêt en matière de transport routier, avec des gares routières désertes et des camions immobilisés

Effets immédiats de la grève sur le trafic Dakar–Bamako

Sur le plan opérationnel, la grève se traduit par une paralysie largement commentée dans les médias : gares routières presque désertes, flux de passagers bloqués et camions stationnés dans les parkings au lieu de charger au port. Pour le corridor Dakar–Bamako, les conséquences sont directes :

  • Retards importants dans l’enlèvement des conteneurs au Port de Dakar.
  • Baisse du nombre de camions acceptant d’effectuer le trajet Dakar–Tambacounda–Kidira–Kayes–Bamako.
  • Allongement des temps de transit et impossibilité de garantir des délais fiables aux clients maliens.

Les flux de produits sensibles – aliments périssables, médicaments, intrants agricoles – sont parmi les plus touchés, avec une menace réelle de ruptures de stock sur le marché malien si le blocage se prolonge.

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